Invitation au voyage

Lalibela, Amhara, Ethiopie

Situé à plus de 2600m d’altitude, ce village vaut le détour pour ses églises monolithiques creusées à même le sol dans du tuf. Cité religieuse construite à partir du XIIIème siècle, elle est le Jérusalem des chrétiens orthodoxes d’Ethiopie, avec pour renforcer la ressemblance, un torrent qui sépare les 2 zones Nord et Sud au nom biblique de Jourdain ! Les architectures sont très étonnantes, particulièrement de l’extérieur car les intérieurs sont plus classiques et moins percutants que ceux des églises du Gheralta. Autour et dedans, des dizaines de prêtres et autres religieux ou pèlerins qui récitent sans cesse, du lever au coucher du soleil, à voix basse seul dans un coin ou face à un mur, à haute voix à plusieurs en coeur dans les cours intérieures, la bible écrit en guèze et rien que la bible. Si les constructions sont assez difficile à saisir dans l’objectif, les visages et attitudes des récitants, imperturbables dans leurs prières, offrent des clichés hauts en couleur. Autour, la ville de Lalibela est un peu sans dessus dessous, les gens vivant comme ils peuvent, avec ce qu’ils peuvent.


Carte d’Accès

La route pour rejoindre Lalibela est plutôt longue et en mauvais état, d’où que l’on vienne. Dans notre cas, il nous a fallu presque 11h de mini-bus pour faire les 350km de Mekele à Lalibela. Le mieux est peut-être de s’y rendre en avion depuis Addis Abeba. L’aéroport se trouve à 20 minutes environ de la ville en voiture.


À voir, à faire

Les églises
Il faut dans un 1er temps en arrivant, se rendre à l’office du Tourisme qui se trouve à l’entrée de la zone Nord des églises. On paye alors un passe de 50$ à ce jour pour entrer partout. C’est le sésame obligatoire pour être tranquille.
Les églises peuvent se visiter dans n’importe quel ordre, en préférant le matin ou le soir pour les belles lumières extérieures. À noter que, pour des raisons de protections su site, les 2 zones Nord et Sud sont couvertes de grands toits assez inesthétiques montés sur d’énormes piliers de féraille. Ça complique un peu les photos d’ensemble, le défi étant de prendre des clichés sans que cela n’apparaissent. Pas facile. Restent les hommes, les femmes, les visages sculptés, les intérieurs feutrés, les regards, les couleurs, les ambiances…

Le village
En se baladant au tour du site et dans le village, on rencontre cette fois des gens normaux qui vivent leur vie avec les moyens du bord. On ne peut pas dire où va l’argent du tourisme mais il ne semble pas revenir à la population.. Quelques rencontres avec une femme et son bébé dans jolie maison ronde et des jeunes musiciens qui passaient par là.


Galerie de photos

2 Responses to “Lalibela, Amhara, Ethiopie”

  1. Nathalie van de Vrede

    Superbe ! Qu’en est il de la sécurité ? voyager avec des enfants ? ce pays me fait rêver !

    Répondre
    • arcodep

      Bonjour !
      Oui pays à découvrir ! Les gens sont très accueillants et les conditions de voyage tout à fait sûres, de ce que j’en ai vu en tout cas. Excepté peut-être le Danakil, dans une région plus tendue, où c’est probablement plus confortable d’être accompagnés.
      Stéphane

      Répondre

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