Invitation au voyage

Incursion en territoire Sakalava , Morondava, Madagascar

EN BREF
Baobabs
Villages de brousse
Descente de la Tsiribihina
Tsingy de Benamaraha

Plein Ouest, en pays Sakalava, une route et une seule traverse les hauts plateaux de l’Ankaratra pour rejoindre la Tsiribihina et ouvre l’accès aux paysages et aux peuples de l’Ouest malgache: villages de brousse, plaines arides dominés par de splendides baobabs, maisons en torchis, pistes perdues dans des territoires sauvages, écoles de brousse, massif unique des grands Tsingy, ouverture sur le canal du Mozambique. De belles choses à découvrir en prenant son temps car par là, comme un peu partout sur l’ile rouge, les déplacements sont très longs et soumis aux aléas de l’aventure humaine. Aux centaines de kilomètres de piste au milieu de la savane et aux dizaines de kilomètres de navigation sur les eaux paisibles de la Tsiribihina s’ajoutent les nombreux passages des cours d’eau sur des bacs aménagés avec les moyens locaux, car par ici, il n’y a aucun pont. Une expédition à savourer « mora mora » sinon mieux vaut passer son chemin.


Carte des itinéraires possibles

INDICATIONS
Depuis Tananarive, prendre la RN7 jusqu’à Antsirabe (5h) puis bifurquer plein Ouest sur la RN34 vers Miandrivazo. Là, soit continuer la RN 34 pour rejoindre Morondava (6h) et rayonner à partir de là. Sinon, pour descendre la Tsiribihina, rejoindre les rives du fleuve un peu en dessous de Miandrivazo pour embarquer sur un chaland aménagé. Voir les topos de trekking postés pour plus d’informations sur cette option.


À voir, à découvrir

Les baobabs : l’attraction principale
Oui ces géants sont impressionnants, magnifiques, étonnants et créent une ambiance savane africaine géniale.

  • Tout d’abord l’allée des baobabs, la fameuse, celle qui apparait sur toutes les brochures. Et bien cela vaut vraiment le détour car non seulement la série de baobabs est exceptionnelle et encore plus au coucher du soleil mais également parce que, jusqu’à aujourd’hui, le lieu est resté authentique, avec un petit village à ses pieds et presque aucun signe de tourisme: pourvu que ça dure !! On peut se balader en poursuivant la piste beaucoup plus loin et mème en revenant vers Kimony Beach pour découvrir de nouveaux paysages et d’autres villages au milieux de superbes spécimens (voir Circuit Mangily).
  • Ensuite, en remontant un peu la Tsiribihina à partir de Belo-sur-Tsiribihina, plus haut au dessus de Morondava, il y a une immense forêt de baobabs entre Tsaraotana et Tsimafana. Cette fois aucun touriste, paysage somptueux, sauvage et de nombreux villages à traverser dont certains construits sous la protection d’incroyable baobab multi-centenaires !
  • En fin sur la piste de Morondava à Belo-sur-Tsiribihina, le minuscule village de Kirindy, au milieu de 4 ou 5 géants où nous avons pu assister à un coucher de soleil magnifique.

Les villages Sakalava : typiques de la région
Autre point fort de la région. On en trouve un peu partout, sur le bord des pistes, au milieu des plaines, au détour d’une forêt, le long des fleuves, derrière les dunes, au bord de la mangrove.

Maison en torchis, de bois et de terre rouge, toit en feuilles de palmier ou de Ravenala séchées, les femmes aux visages peints en jaune safran, gamins pieds nus aux visages rayonnants, scène de vie quotidienne, travail du riz, écoliers regroupés sous des abris de fortune. Si les enfants sont curieux, les adultes restent plutôt distants mais accueillants envers ces vazahas qui mettent les pieds chez eux..

Les Tsingy de Bemaraha : bien mais inaccessible
Immense massif calcaire formant une forêt d’éperons et d’aiguilles caractéristiques, les Tsingy sont assez inaccessibles depuis Morondava.

Jugez plutôt: 150 kms de piste en mauvais état, 2 passages de fleuve avec les moyens du bord, compter donc une journée complète de déplacement éprouvant pour s’y rendre, sur une piste qui n’a pas vraiment d’intérêt (pas de vues, pas ou peu de villages..). Une fois sur place, la visite du site se fait avec guide obligatoire et sur le sentier officiel en payant l’entrée dans la réserve et le guide en sus. 3h de visite en gros et il faudra alors attendre le lendemain pour faire la route inverse dans les mêmes conditions ! Disons quand même que le parcours proposé est chouette, bien équipé et intéressant. Voir le topo et les images. Mais cela vaut-il 2 jours de piste pour cela ? Pas sûr..

Reste éventuellement l’option de compléter le séjour à Bekopaka par une petite virée sur les eaux du Mananbolo. À tester.

Descente de la Tsiribihina : rien d’exceptionnel
Largement vendue sur les plaquettes touristiques, la descente sur de jolis chalands colorés sur le large fleuve qui serpente au milieu des plaines de brousse n’est pas exceptionnelle.

Si l’ambiance paisible et sauvage est présente avec dans l’eau des crocodiles (difficiles à voir) et sur les berges de magnifiques petits villages de brousse aux maisons de torchis, le tout manque quand même de caractère. On aimerait y trouver de l’encaissement or tout est plutôt évasé et plat. Ajoutons à cela des chalands extrêmement bruyants en raison des moteurs bidouillés qui claquent en permanence à tel point qu’il vaut mieux s’arrêter pour déjeuner et naviguer loin des autres chalands..


Images du pays Sakalava

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