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Gran Canaria, un hiver au chaud

Islas Canarias, Espagne

3.5/5
Gran Canaria, un hiver au chaud 1

Publié le

Au large des côtes marocaines, au Sud-Est de Tenerife, l’île de Gran Canaria bénéficie d’un climat on ne peut plus favorable pour couler des jours ensoleillé et chauds au beau milieu de l’hiver. Moins fréquentée probablement que Tenerife, l’intérêt réside principalement dans les parties montagneuses du centre, de l’Ouest et du Sud, plus sauvages, loin du brouhaha touristiques incessants des stations balnéaires de Las Palmas à Maspalomas. Sans être exceptionnel, le terrain de jeu mérite le détour pour randonner principalement ou grimper avec de nombreuses options. Les gens sont très accueillants et l’ambiance plutôt paisible. On a toutefois le sentiment que le pic de développement a eu lieu et est maintenant assez loin derrière, que la crise est probablement aussi passée par là, laissant pas mal de projet en l’état ou à l’abandon. Il reste que la nature y est splendide et manifestement déjà (ou encore ?) printanière avec cerisiers et amandiers en fleur au début janvier !  Sans compter les incroyables Euphorbia canariensis, de grands cactus formant des touffes de tiges impressionnantes, aux coloris vert-jaune presque fluorescents sous la lumière des tropiques.

Logistique sur place

L’aéroport se trouve à Las Palmas, au Nord-Est de l’île.  Si des bus tournent sur les axes principaux, la location d’une voiture semble une bonne option pour rayonner facilement, les distances étant certes courtes mais vite assez longues si l’on se déplace dans les montagnes.

Coté hébergement, le camping sauvage est tout à fait possible même si les spots pour bivouaquer ne sont pas toujours faciles à trouver car beaucoup de terrains sont en propriété privée. Sinon, les pensions ou auberges de jeunesse offrent des chambres à prix très raisonnables, en évitant les plus gros points touristiques globalement situés sur la cote de Las Palmas à Maspalomas.

À voir, à faire

Randonner
L’activité reine par ici, avec de nombreux parcours sur une grande partie de l’île, principalement l’Ouest, le centre et le Sud. Les parcours sont répertoriés et on trouve aux départs des randos des panneaux et cartes détaillées. Cependant, les sentiers ne sont pas balisés en chemin, dans le sens où il n’y pas de marquage particulier sur les rochers ou les arbres. Du coup, une trace GPS ou une carte au 25:000ème est presque indispensable pour combiner plusieurs itinéraires.. Parmi les quelques randos que nous avons testées, 3 d’entre elles sont marquantes : Le camino de Güi-Güi en tête, une traversée sauvage dans un splendide parc naturel jusqu’à la plage Güi-Güi, la boucle de la Montaña de Tauro ensuite par ses paysages très variés et l’originalité de l’itinéraire et enfin la petite boucle du Pico de las Nieves au sommet du Montañon, pour ses panoramas aériens sur toute l’île.

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Grimper
Difficile de se prononcer sur l’escalade car pas pratiquée lors du séjour mais il semble y avoir du potentiel pour grimper dans d’excellentes conditions. En revanche, nous avons pu testé les via ferrata qui ont été construites sur l’île entre 2013 et 2016 et le constat est que tout a malheureusement été abandonné en l’état. La seule ferrata que nous avons testée, Amor Cocodrilo, se déploie dans un décor magnifique mais a été fermée récemment pour non conformité aux normes de l’activité. Câble de vie coupé, barreaux ou pédales sciées, tout a été fait pour décourager. Du coup le projet de faire les autres ferratas a été abandonné… bien dommage car les itinéraires semblaient tous bien sympathiques.

Se baigner
Bon là, il faut ire qu’on a pas chercher particulièrement à le faire.. Ceci dit, de ce que nous avons vu, les plages sont presque toutes de sable noir ou de galets. Exit les plages touristiques du type Maspalomas qui, malgré la présence de dunes, présente tous les inconvénients de développement balnéaire de masse. Reste la très belle petite plage de Güi-Güi, assez inaccessible, perdues dans la parc Naturel, à 1h30 au moins de rando. Là oui, baignade possible, même en janvier, même si on l’aurait aimée encore plus inaccessible pour s’y retrouver tout seul !

Visiter
Les villes côtières semblent ne présenter pas grand intérêt, trop urbanisées, ayant perdues globalement le cachet que l’on attend (Bon on y a pas non plus passé beaucoup de temps). Les petites villes en montagne, comme Tejeda, San Bartolomé de Tirajana, Agüimes ou Mogàn, dégagent une ambiance plus authentique même si on sent la fréquentation touristique. Finalement le plus typique ce sont les villages perdus dans la montagne, avec les maisons encastrées dans le rocher, sous les falaises ou encore les habitations troglodytes que l’on croisent en chemin, totalement inaccessibles ou probablement totalement abandonnées..

Infos

Voyage

Langues ✦ Espagnol
Monnaie ✦ Euros
Coût ✦ Peu élevé
Période ✦ Hiver

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