INVITATION AU VOYAGE

À propos de l’escalade

À propos de l'escalade 2

Dans Gold Finger, wadi Rum, Jordanie

L’escalade actuellement recouvre un grand nombre de pratiques qui, en raison des conditions de pratique et de l’objectif visé, sont très différentes. On peut scinder facilement les pratiques en 2 groupes : l’escalade en milieu artificiel et l’escalade en milieu naturel. Seul ce dernier champ de pratique nous intéresse ici.

En milieu naturel, on a plusieurs formes de pratique :

le bloc : consiste à grimper sans assurage sur des voies très courtes, en quelques mouvements, souvent sur les faces de gros blocs rocheux. Ici pas de corde pour assurer, le grimpeur est protégé de la chute par un partenaire et un ou plusieurs tapis de réception au sol (crash pad).

la couenne : appelée aussi escalade sportive. On grimpe sur des voies entre 10m et 30 ou 40m en une seule longueur. Un assureur au sol est obligatoire. On grimpe en tête ou en moulinette. La plupart des couenne sont équipées de plaquette pour progresser et de relais pour redescendre mais on trouve aussi des voies en une longueur en terrain d’aventure.

la grande voie : il s’agit cette fois d’escalade des parois de plus de 40 ou 50m et jusqu’à plusieurs centaines de mètres. La cordée de 2 ou 3 personnes progresse de relais en relais en alternant grimpe en tête pour le premier et grimpe en moulinette depuis le haut pour le second et éventuellement le troisième. On redescend alors soit en marchant par le haut (sentier de retour) soit en rappelant dans la voie jsuqu’au sol. Les grandes voies sont soit équipées (avec tous les points et les relais), soit en terrain d’aventure (protection à placer par le grimpeur), soit mixte (quelques équipement et de la protection à poser selon les passages).

Matériel pour l’escalade

Escalade sportive ou couenne

Des dégaines courtes et quelques longues. Mousqueton droit en haut qui bouge dans la sangle, mousqueton courbe en bas serré sur la sangle. Une quinzaine de dégaine doit suffire pour n’importe quelle longueur en sportive, sauf exception.

Une corde dynamique simple. Choisir un diamètre autour de 10mm. Entre 9.6 ou moins (plus léger et confortable mais attention corde très rapide à l’assurage) et 10.3 (plus lourde mais plus sécu). Préférer des cordes protégées contre l’abrasion et les conditions extérieures (cover dry). À utiliser sur les 2 bouts alternativement, à renouveler régulièrement selon utilisation, nombre de grosses chutes (souvent prévu entre 7 et 15 maxi) ou en cas de détérioration (coupure, entaille, érosion)

Un descendeur avec 3 options. La moins bonne mais la moins onéreuse, le traditionnel huit. Ça fonctionne, c’est très éducatif mais toronne la corde. Le Gris-gris est cher et lourd, peu pratique à mon gout pour assurer en tête, pas utilisable en rappel. Par contre bien pour la moulinette: on se fatigue moins et c’est plus sûr (auto bloquant). Reste le Reverso ou l’ATC (c’est le même dans 2 marques différentes) qui me semble être l’idéal. Assez cher mais très pratique, polyvalent, on s’en sert en sportive, en grande voie, en rappel. Bouzille moins les cordes et bloque plus que le huit. Pour les 3 options, un mousqueton à vis plutôt large.

Un vache dynamique de préférence (double avec 2 mousquetons à vis) ou 2 longes courtes à placer en nouer d’alouette sur le pontet central.

Un sac à pof évidemment avec de la pof dedans de préférence. Ça peut servir, ne serait que dans la tête en farfouillant dedans avant le bon gros pas qui qui fait mal aux doigts…

Escalade en grande voie équipée

Baudrier, casque, descendeur (ATC ou reverso), jeu de dégaines, sac à pof et vaches idem.

Une corde dynamique à double 2x60m pour passer à peu près partout. L’avantage de la double c’est de pouvoir mousquetonner 1 sur 2 (réduire le tirage), de bénéficier d’un rappel de 60m et aussi de passer en cordée de 3, avec 2 grimpeurs en second.

Une longe cousue de 120 cm pour monter son relais.

4 mousquetons à vis supplémentaires pour assurer du haut (blocage type plaquette sur le reverso). Pour éviter de porter trop, se vacher au relais sur 2 mousquetons à vis avec un cabestan (évite de porter en plus la vache double)

Un shunt ou un machard (mousqueton à vis léger + cordelette de 6 mm en anneau) pour l’auto-assurage en rappel.

Escalade en trad ou terrain d’aventure

Que ce soit sur une ou plusieurs longueurs, il faut ajouter à ce qui est dit plus haut le matos de protection sur le rocher et de quoi allonger les dégaines en fonction de l’itinéraire.

Un jeu de friends, par exemple en Black Diamond: un 0.3, un 0.4, un ou  deux 0.75, deux 1, deux 2, 1 3 et un 4 au minimum, soit 10 pièces. Sinon s’équiper selon les besoins de la voie.

Un jeu de coinceurs type bicoins du plus petit au plus gros.

Des longes de 120cm pour équiper des arbustes ou autour / dans du rocher (type lunule, merlet…)

Une clé pour sortir les coinceurs ou friends récalcitrants !

Un jeu de dégaines longues fabriquée avec des longes fines de 60 cm et 120 cm montées sur 2 mousquetons (et repliées pour être allongées et éviter le tirage)

Cotation des voies d’escalade

Parmi les différents système de cotation, nous utiliserons ici principalement le système français qui donne la difficulté des voies sportives. Pour les voies en terrain d’aventure, la cotation anglaise pourra être également retenue.

À savoir qu’une longueur est coté par rapport à son pas le plus difficile. Également que la cotation d’une voie dépend de la morphologie du grimpeur/euse et de son niveau technique.

Le niveau d’une voie est censé correspondre à une difficulté franchie sans chuter ou repos dans la corde et en tête « à vue », c’est à dire du premier coup, sans essai préalable.

Pour en savoir plus sur les échelles de cotation en escalade.