INVITATION AU VOYAGE

À propos des via ferrata

À propos des via ferrata 2

Sur l’itinéraire incroyable de la Bocchette Centrali, Dolomites

Les premières voies « ferrées » ou « vie ferrate » sont italiennes et datent du début de la 1ère guerre mondiale. Construites avec un objectif militaire et abandonnées ensuite, ces voies ont été entretenues ou rénovées à des fins touristiques.

En fin des années 80, des parcours de via ferrata sont tracés en France dans les Alpes, plutôt dans l’esprit classique des voies italiennes : logique naturelle et équipement minimal. La progression se fait principalement en utilisant le rocher, sensation de grimpe sécurisée par la présence du câble de vie en cas de chute. Seuls les passages trop difficiles sont équipés de matériel pour aider à la progression : barreaux, clous, chaines, pédales.

L’évolution plus récente et actuelle montre l’ouverture de voies de plus en plus équipées qui respectent moins la logique d’une progression naturelle sur les parois. Ainsi apparaissent des tyroliennes ou ponts suspendus pour franchir des ravins, des échelles ou volées de barreaux pour gravier des parois verticales ou surplombantes ou encore des inventions techniques qui relève plus de l’acrobatie ou de la gymnastique que de l’escalade : trapèze suspendu, échelle de pompier, pendules, filets aériens…

Il y en a donc pour tous les goûts et la pratique de cette activité attire de plus en plus de monde. Même si les parcours ultra-équipés et sécurisés de certaines voies n’ont plus rien à voir avec l’esprit des voies originales, où l’engagement et la lecture du rocher pour progresser sont plus exigeants.

Les voies des Dolomites sont pour nous la référence absolue en matière de ferrata, extraordinaire par leur beauté, l’environnement de haute montagne et le patrimoine historique qu’elles représentent.

Pour en savoir plus sur l’histoire des via ferrata.

Matériel pour la ferrata

Prévoir à minima un baudrier, un casque prévu pour la montagne, un système d’absorption d’énergie ou de choc avec 2 mousquetons de sécurité en cas de chute. Il est recommandé d’avoir également une longe et/ou une dégaine pour se vacher si besoin (repos) ainsi qu’un système d’assurage type « Reverso » et une corde semi-statique de 30m au moins pour pouvoir s’échapper et redescendre en cas de blocage ou de problème sur la voie.

Optionnellement, une poulie à double peut-être requise en présence de tyrolienne et une paire de mitaine en cuir donne plus de confort et de sécurité dans les contacts répétés avec l’équipement (barreaux, câbles, chaînes).

Pour en savoir plus sur le matériel de ferrata

Cotation des via ferrata

Même si plusieurs grilles de cotations coexistent selon les pays ou les régions, le système retenu ici pour coter la difficulté des ferrata est celui de Hüsler & Schal.

Il y a 6 niveaux de K1 (Facile) à K6 (Extrêmement difficile) et les 4 critères qui permettent de les différencier sont le terrain, la sécurité, les exigences et l’équipement.

Si le niveau K1/K2 est accessible à tous, les niveaux K3 et K4 sont déjà difficiles et/ou aériens et K5/K6 techniques, physiques et engagés, nécessitant des compétences de grimpeurs.

On peut aussi trouver l’utilisation des cotations d’alpinisme (de F à ED) ou même l’absence de cotation (par exemple dans les Dolomites, étant donné le caractère alpin exceptionnel des itinéraires)

Terrain

Il s’agit de la verticalité de l’itinéraire (incliné, raide ou surplombant), l’exposition à la chute (passages aériens) et la taille des prises disponibles pour grimper.

Ça va du niveau K1 en terrain plat ou peu raide et peu exposé à K6 avec surplombs, pas d’escalade fins et passages très exposés/aériens

Sécurité

Il s’agit ici de la présence, de la taille et de la quantité du matériel posé sur la paroi pour progresser, nécessitant ou pas d’utiliser le rocher pour escalader.

Ça va du niveau K1 avec beaucoup de matériel proche au niveau K6 où le matériel est très espacé (ou juste le câble) et combiné à des pas d’escalade (V+)

Exigences

On parle ici de sureté de pas, de condition physique, de sensibilité au vertige et à la maitrise de techniques d’escalade.

Ça va du niveau K1 ou il suffit d’avoir le pied sûr et peu de vertige au niveau K6 ou les techniques d’escalade et la force dans les bras est requise

Équipement
C’est celui que chacun doit porter et il s’agit aussi de savoir à qui sont destinés les vias.

Ça va du niveau K1 d’initiation où certains ne porteront pas d’équipement au niveau K6 où l’équipement est obligatoire et réservé aux grimpeurs !

Télécharger la grille de cotation Hüsler & Schal